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Le rite catholique romain traditionnel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Le rite traditionnel - Liturgie
12-10-2006

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Communion des enfants de choeur

LA LITURGIE CATHOLIQUE ROMAINE TRADITIONNELLE

La Chapelle Saint-Mathias est de rite liturgique Romain dit "de St Pie V", du nom du Pape qui en a révisé et fixé la forme par la bulle "Quod Primum", en 1570. Ce rite est également appelé "Tridentin", parce que la publication de la bulle de St Pie V eut lieu à la suite du Concile tenu de 1545 à 1563 dans la ville de Trente (Italie du Nord). La messe célébrée dans ce rite est dite "traditionnelle", ou "de toujours", parce que c'est cette liturgie qui existait dans l'Eglise catholique d'Occident, avant la réforme de Paul VI aboutissant en 1969 aux messes que nous connaissons aujourd'hui dans la plupart des paroisses.

Quelques particularités du rite romain traditionnel:

Le latin liturgique

Le rite romain utilise le latin pour les textes des prières de la liturgie du jour, pour les prières du "Kyriale" (Kyrie (en grec), Gloria, Credo, Sanctus, Agnus) et pour la prière eucharistique. Les lectures et l'homélie sont faites en Français. L'utilisation habituelle d'un bon missel permet de participer sans difficultés très importantes, à la prière de l'Eglise.

Les textes propres à la liturgie du jour:

Si le Kyriale est chanté par toute l'assistance, les textes propres à la liturgie du jour ("le propre"), sont souvent chantés par une chorale.
Ce chant utilise les mélodies grégoriennes, cette musique si proche de la respiration de l'âme qu'elle en devient une prière. Se laisser porter dans la prière par la mélodie grégorienne peut demander une certaine accoutumance, mais qui ne comprend que l'on n'entre pas de plain-pied dans la contemplation des mystères divins ! La prière personnelle prend ici une dimension communautaire, s'exprimant à l'intérieur du support offert par la mélodie grégorienne.
La compréhension des textes chantés est à tout moment possible en se référant aux traductions des livres de messe. Dans ce cadre, la démarche de prière devient à la fois très personnelle, puisque chaque âme est libre de suivre le cours d'une prière libre, et non plus de subir un texte qui dérangerait l'oraison, et à la fois très efficace, car l'attention personnelle à des mots lus est plus grande que celle accordée à des mots seulement entendus.

Le canon et la consécration

Dans le rite romain traditionnel, le canon (l'ordre des prières entourant la consécration du pain et du vin) est dit non seulement en latin, mais aussi en silence, et dos à l'assemblée.

Pourquoi ? Le rite romain traditionnel est très particulièrement tourné vers l'adoration et la contemplation. De la même façon que toute l'architecture d'une église "classique" traduit dans la pierre la raison d'exister de cette église, c'est à dire la louange divine, le rite romain traditionnel est tout entier façonné autour de la même finalité, louange et adoration. Ceci est particulièrement vrai pour la prière eucharistique, l'élément central de la Messe, qui réalise ce qui reste un mystère : la transsubstantiation du pain et du vin au corps et au sang du Christ. 

Que la prière de consécration soit dite en Latin, en Slavon, en Araméen ou en hébreu, à ce moment, qui peut dire que  l'intelligence du texte fait la qualité de la prière du fidèle ? Car que saisissons-nous du mystère central, qui est le mystère de l'Eucharistie ? Même si nous comprenons tous les mots, l'essentiel nous échappe, et demeure "invisible pour les yeux" ! A ce moment, le rite romain traditionnel permet une adoration libre, qui peut toutefois s'appuyer sans contrainte sur la lecture personnelle du texte que prononce le prêtre.

Par les grandes périodes silencieuses qui entourent particulièrement la consécration, par l'ordonnancement des prières, par l'attitude des corps, et par l'emploi du latin lui-même, ce rite romain antique n'enchaîne pas l'âme dans la réalité naturelle dont elle n'arriverait pas à s'élever. Au contraire, en célébrant le mystère, le rite  lui fournit un grand espace de liberté surnaturelle, qui lui permet, en toute paix, une adoration, une contemplation, une oraison, un coeur à coeur plus aisé et plus personnel.

La plupart des églises sont tournées vers l'Orient, qui représente à la fois la Jérusalem terrestre, figure de la Jérusalem céleste ; et l'Orient, c'est à dire le côté où le soleil se lève, celui de l'arrivée de la lumière symbole lumineux du Dieu venu sur terre. Il est donc approprié qu'au plus fort de la Messe, le prêtre, agissant en la personne de Jesus Christ  qui s'offre à Son Père, s'adresse à Dieu et non aux fidèles. C'est pourquoi il est  tourné vers Lui, vers l'Essentiel. Il est "Orienté". Ainsi, l'orientation du prêtre est beaucoup moins "dos à l'assistance" que "face à Dieu".

Avec l'assemblée des fidèles de la Chapelle Saint-Mathias de Pontoise, nous sommes ainsi tous tournés vers le Seigneur.  

 

 
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